La protection de l’environnement est devenue une véritable préoccupation pour tous les pays du monde. Le point numéro 15 des Objectifs du Développement Durable (ODD) y est d’ailleurs consacré. Cette préoccupation des États se justifie par les constats effectués sur le terrain.

Désertification, gaz à effets de serre, changements climatiques ne représentent qu’une partie des manifestations de l’agression de la planète du fait des habitudes des populations.

L’utilisation des emballages non biodégradables est l’une d’elles. Elles y font recours au quotidien en achetant des bouteilles d’eau, des pots de yaourt, ou en se servant des sachets plastiques pour contenir leurs différentes courses.

En quoi constituent-ils un danger pour l’environnement ?

À l’origine, les emballages ont été conçus pour protéger les aliments et pour les conserver. Avec eux, les produits ne sont plus exposés aux attaques de mouches, aux manipulations de certains consommateurs, ou au dépôt de poussière.

À travers ces deux rôles principaux, les emballages ont largement contribué à la réduction du gaspillage alimentaire. Mais, le prix à payer pour ces avantages est très élevé. Plusieurs études réalisées au fur et à mesure de l’utilisation de ces contenants ont révélé qu’ils impactent négativement l’environnement sur plusieurs volets.

Effets néfastes sur la nature

Une matière non biodégradable ne se décompose pas lorsqu’elle est déposée dans la nature. Le plastique, l’aluminium ou encore le verre en sont quelques exemples. Celles que nous venons de citer font partie des matières premières utilisées pour fabriquer la plupart des emballages qui sont sur le marché.

Contrairement aux packagings bio, ces matériaux mettent selon les spécialistes quatre siècles pour se dégrader. En cas d’échec de leur recyclage, ils salissent le cadre de vie, et mettent en danger la biodiversité. Les fonds marins sont principalement exposés.

Des milliers de tonnes de plastique sont repêchés chaque année des océans. La fabrication de ces matériaux est également très agressive pour la nature. La production d’emballages en aluminium par exemple provoque l’émission de perfluorocarbure, un gaz dangereux pour la nature.

Les gaz à effets de serre constituent un réel problème pour l’environnement. Ces matières non biodégradables sont dans un certain pourcentage responsable de leur émission. La nature n’est pas seule à subir les revers de l’utilisation des emballages toxiques. Les consommateurs sont aussi exposés.

Effets néfastes sur les populations

Plusieurs matières de production des emballages non biodégradables ont des conséquences sur la santé des utilisateurs. Le plastique en est la parfaite illustration. De nombreux contenants en sont fabriqués.

Cette matière renferme une substance nocive appelée phtalate connue pour être la base de problèmes hormonaux créant la stérilité masculine. Malgré l’interdiction dont ils font l’objet depuis la réglementation REACH, le phtalate est toujours présent dans l’industrie de fabrication du plastique.

L’utilisation des emballages qui en sont faits est donc dangereuse pour la santé. Le phtalate n’est pas le seul produit dangereux contenu dans les emballages non biodégradables.

Il y a aussi le bisphénol A. Les scientifiques le suspectent de favoriser au niveau des consommateurs la survenance des maladies cardiovasculaires, des cancers liés aux hormones, mais également le métabolisme des sucres et des graisses.

Contrairement au phtalate, le bisphénol A n’est pas totalement interdit. Vous la trouverez un peu partout chez vous, même dans des boîtes de conserve. La réglementation limite sa consommation à 0,05 mg/kg par jour par individu.

Cette prescription de la loi contraste avec les habitudes des populations. Les emballages alimentaires qu’elles utilisent de façon journalière dépassent largement les proportions d’ingestion de bisphénol A conseillées.

L’aluminium et le verre peuvent également constituer des dangers pour vous. Ils sont soupçonnés de provoquer lorsqu’ils sont consommés en excès, d’être à l’origine de certains cas d’Alzheimer, et de contamination au plomb.

Que disent les statistiques ?

Plusieurs chiffres illustrent l’impact des emballages non biodégradables sur la santé et sur l’environnement. Les eaux minérales par exemple constituent une bonne partie du régime alimentaire des Français.

Une étude réalisée par Orb Media a montré que 93 % de ces bouteilles contenaient deux fois plus de microparticules de plastique qu’une eau prise au robinet. Pour beaucoup, le traitement devrait permettre de limiter l’impact des emballages non biodégradables sur l’écosystème.

Mais le volume d’ordures réellement pris en charge reste problématique. En 2015 par exemple, seulement 9 % des déchets plastiques ont été traités par incinération à travers le monde.

Le reste est passé dans la nature renforçant la problématique de l’impact des emballages non biodégradables sur la nature. Les fonds marins constituent de véritables baromètres du danger que représentent ces matières.

Selon une étude réalisée en 2018, le World Wildlife Fund ( WWF) a révélé qu’il y avait environ 150 millions de tonnes de déchets au fond des mers. Leur rapport a été amélioré par les résultats d’une étude diligentée par la Commission Européenne en 2018.

Selon les chiffres, le plastique représenterait entre 80 % et 85 % des 150 millions d’ordures. Il est important de savoir que les emballages non biodégradables sont vraiment difficiles à traiter. Pour preuve, sur près de 27 millions collectés en 2016 en France, 60 % sont des emballages.

Le recyclage, une solution limitée ?

Comme souligné plus haut, le traitement des emballages non biodégradables n’a pas vraiment arrangé les effets néfastes qu’ils ont sur l’environnement. Les raisons sont variées. Les difficultés de ramassage en sont la principale cause.

Le fait que le principe ne soit pas assimilé par tout le monde complique véritablement la tâche. Plus de la moitié des ordures n’est donc pas collectée par les services compétents. La deuxième raison qui rend inefficace le recyclage des emballages est la variété des matières dont ils sont faits.

Certaines d’entre elles ne peuvent tout simplement plus être utilisées. Dans ces cas, elles sont enfouies ou brûlées. Le recyclage est une opération qui nécessite des infrastructures adéquates qui coûtent relativement cher.

La France par exemple était mal classée parmi les États de l’Union Européenne en matière de dispositifs de traitement des emballages. Il est donc essentiel de trouver des solutions indiquées pour une meilleure gestion de la problématique des impacts des emballages non biodégradables sur l’environnement.

Quelles sont les alternatives pour renverser la situation ?

Depuis quelques années, plusieurs matières sont utilisées pour remplacer les traditionnels contenants non biodégradables. Les emballages compostables en sont les vedettes. Ils sont fabriqués pour un recyclage et une décomposition aisés.

Le bioplastique

Il s’agit d’un plastique produit avec des intrants d’origines animales, végétales ou autres. En plus d’être solides, les emballages qui en sont faits protègent parfaitement les aliments que vous y mettez. En fin d’utilisation, ils ne présentent aucune menace pour l’environnement. Les matières utilisées pour fabriquer le bioplastique font qu’il n’intoxique pas le consommateur qui s’en sert.

Les contenants en bambou

Les emballages en bambou font partie des alternatives les plus populaires à l’utilisation des matières non biodégradables. Ils ne coûtent pas cher et sont sains en raison de leur matière de fabrication.

Le bambou se développe vite et sa culture ne nécessite pas de grands moyens. Les emballages qui en sont faits sont très résistants. Vous pouvez ainsi choisir par exemple des barquettes, ou encore des paniers produits.

Les emballages en carton

Ils constituent une excellente solution aux emballages en plastique ou en aluminium. Ils proviennent des bois qui sont des végétaux qui poussent facilement. Les contenants qui en sont faits sont résistants et surtout très coquets.

Le bémol de l’utilisation du carton est l’impact qu’il peut avoir sur la nature. Pour cela, nous vous conseillons de préférer des emballages réalisés avec des cartons certifiés ou provenant de forêts gérées de façon éco-responsable.

Les labels sont les meilleurs indicateurs. Vous pouvez également utiliser les emballages en papier. Ils ont les mêmes caractéristiques que ceux en carton, à la différence qu’ils sont plus souples et malléables. Si vous aimez des emballages à l’aspect rustique et personnalisables, nous vous recommandons de préférer les modèles en bois. La résistance est la clé de leur succès.

Existe-t-il un arsenal juridique pour protéger la nature ?

Les emballages non biodégradables ont d’importantes répercussions sur la santé et la nature. Pour accompagner l’utilisation des emballages compostables, les autorités ont voté plusieurs textes. Cela a commencé il y a quelques années en France, avec l’interdiction par le décret de mars 2016 de l’utilisation des sacs plastiques à usage unique.

Depuis l’année 2021, la réglementation s’est étendue à la vaisselle et aux petits objets en plastique. L’objectif à long terme de toutes ces mesures est de réussir à interdire tous les emballages plastiques à l’horizon 2040.

Les fabricants doivent donc trouver des astuces pour stocker leurs produits dans des emballages qui ne présentent aucun danger pour l’environnement et pour la santé des consommateurs. D’ailleurs, des études ont révélé que les utilisateurs prennent peu à peu conscience de la situation.

Selon une enquête diligentée par GlobalWebIndex, 53 % des individus sondés ont réduit leur usage d’emballages non biodégradables.

Dans le cadre de la protection de la biodiversité, la pollution des mers doit s’arrêter. Ce point fait partie des préoccupations de l’État français. Il projette à travers le Plan d’actions Zéro Plastique en mer de ne plus polluer l’océan d’ici 2025.